Le projet de Gouvernance régionale du secteur extractif en Afrique de l’Ouest (GRSE) est une initiative globale visant à améliorer la gouvernance de l’extraction minière artisanale et à petite échelle (ASM) au sein de la région de l’Union du Fleuve Mano. Ce secteur est crucial pour les moyens d’existence de nombreuses communautés, mais il est souvent associé à des défis tels que la dégradation environnementale, le travail des enfants et le commerce illicite de minerai. Le projet GRSE cherche à aborder ces questions en renforçant les cadres réglementaires, en améliorant la capacité des parties prenantes essentielles et en promouvant des pratiques responsables d’extraction.

Le projet est financé par l’Union européenne (UE) et le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du développement (BMZ), et bénéficie d’une assistance technique fournie par la GIZ. L’initiative comprend plusieurs phases, dont la Phase 1 qui privilégie le renforcement des capacités et les améliorations réglementaires, la Phase 2 qui porte principalement sur ces efforts et la Phase 3 sur la consolidation des acquis.

Les réalisations clés du projet comptent l’élaboration de plans pour combattre la contrebande de minerai précieux, le blanchiment d’argent et l’évasion fiscale. Par ailleurs, le projet a mené des campagnes de sensibilisation auprès des communautés minières sur les dangers posés par le travail des enfants et la violation des droits humains. Un autre aspect important du projet aborde la promotion de la traçabilité minière et la conformité aux normes internationales, qui sont essentielles pour assurer une chaîne d’approvisionnement responsable des ressources minières.

Le Secrétariat de l’UFM joue un rôle central dans la coordination et la mise en œuvre du projet GRSE, œuvrant avec les gouvernements nationaux, les organisations de la société civile et les communautés minières pour atteindre ses objectifs. Le projet devrait contribuer à renforcer la gouvernance dans le secteur extractif, conduisant à des recettes accrues pour les gouvernements et à l’amélioration des moyens pour les communautés.